La nuit passée, nous nous levons tôt pour aller récupérer Benjamin (alias Kandjara) à l’aéroport. Lui arrive de Montpellier aux alentours de 8h20. Une fois un croissant et un thé pris, nous rentrons à l’appart. Les affaires sont préparées, les bagages sont défaits puis refaits et nous nous engageons enfin vers Vichy, après nous être assurés qu’Anthony (alias Dania) faisait bien partie des passagers.
La route est longue, parfois les embouteillages s’y font sentir, renforcés par les innombrables feux rouges sur le chemin. Une fois en Allier, le paysage est comme transformé : des vaches à perte de vue, des étendues vertes à perte d’horizon et quelques plaques de brouillard. Ici, c’est certain, il fait tout de suite moins chaud qu’à Toulouse ou encore Montpellier.
Quelques deux heures de voyage plus tard, Vichy est en vue et Johnny (alias Squalinette) nous accueille à bras ouvert, l’autre étant pris par un verre de jaune. Non, je schématise à l’extrême mais il est vrai que ce jeune homme a une relation plutôt privilégiée avec l’alcool. Les introductions avec les guildeux faites, un rottweiler nous fonce dessus, la bave et la rage en moins, car sous ses 45 kg de barbaque, Doudou est un chien très affectueux. Effrayé au départ, la peur fait place à l’indifférence puis à la coexistence pacifique.
Oui, je n’aime pas les chiens et ne les aimerait jamais mais s’ils restent sympatiques avec moi, je n’ai aucune raison de me faire des cheveux blancs.

Quelques minutes plus tard, nous filons à la boulangerie la plus proche, la faim au ventre. On s’enfile naturellement des parts de fougasse et des sandwichs avant de se décider à nous promener dans Vichy, à travers le parc omnisports de la ville, très sympatique et très complet.
Près des thermes, à l’entrée du parc, je crois reconnaître une jolie brune aux yeux verts. N’ayant malheureusement jamais eu l’occasion d’entrer son numéro de téléphone dans mon portable, je ne saura que lundi soir s’il s’agissait bien d’elle. Si tel est le cas, je regrette amèrement de ne pas avoir pu passer ne serait-ce que quelques monutes en sa compagnie. Cette fille-là, un bijou, une émeraude, une des rares filles avec qui j’ai discuté sans discontinuer lors de son stage dans le service dans lequel je travaille.
Je m’égare, je m’égare, excusez-moi, NOUS NOUS égarons en fait : emmenés par un Jonnhy dynamique, nous visitons un terrain de paintball puis un parcours sportif et tombons sur des courses de mini-bolides. Ce bref moment d’amusement et de retombée en enfance passé, nous nous perdons quelque peu dans les chemins sinueux du parc avant d’être finalement remis dans le bon chemin grâce à la mousse et à l’inclinaison du soleil.
La promenade de santé effectuée, nous nous dirigeons vers le Lidl/Ocra du coin pour quelques achats alcoolisés/grignotiers, synonymes de beuverie organisée franchement sympatique. Du rhum, de la vodka mais aussi de l’eau (lol) et des jus de fruits, nous sommes fin prêts. WE ARE PREPARED !
Squalinette, Etheric, Kebra, Dania, Kyamy, Kandjara, Roguette
Bon, je vous passe les détails de la soirée 100 % geek à la Boîte à Pizzas où l’on s’est goinfrés comme des sagouins … tellement que je n’ai pas touché à un quelconque aliment avant le lendemain après-midi, mais pas uniquement pour cette raison.
22h30/23h, les choses sérieuses commencent, Julien (alias Etheric) finit enfin de configurer correctement la webcam afin de diffuser en direct la petite bande réunie chez Johnny. Quelques petits chanceux vont avoir la chance de nous voir en stéréovision jouer une partir de Munchkin, jeu de cartes médiéval dont je n’ai que très peu compris les règles.
En effet, à l’entame de mon 5e verre de rhum ou de vodka, je ne me souviens plus, la moutarde me monte au nez et après une aération express et un retour au chaud, la différence de températures finit de m’achever et je finis la soirée comme toute bonne personne un peu trop bourrée et qui a voulu tester ses limites : dans le jardin à vomir ses tripes. Affligeant …

Une fois le choc passé, je file vite me reposer sur un canapé, le sac de couchage par dessus mon cadavre inanimé. Du coin de l’oeil, j’aperçois mes collègues en relative pleine forme. Eux, sans doute, n’auront pas été aussi rapides au lever de coude. Ou alors, l’expérience me manque encore …
On me racontera le lendemain que Johnny se serait bien éclaté la tronche au Bailey et aurait passé une excellente nuit lui aussi …
Le groupe des corps-à-corps aura été bien décimé