Paris : part 5, visite au Palais de Tokyo

Jusque là, je n’avais que l’intention de marcher dans la ville et prendre des photos et, à la fin de cette visite parisienne, de revenir à la WWI pour la cérémonie de clotûre. Mais ce qui est arrivé arriva : je m’amusais tellement à marcher, découvrir, visiter Paris qu’il était temps de décider de le faire une bonne fois pour toutes et d’y passer le plus de temps possible. Aussi, mon vol de retour décollant assez tôt le matin, je n’aurais jamais eu le temps de visiter le lendemain.

J’arrive donc au niveau du Palais de Tokyo, près de la place d’Iéna où je vous ai laissé la dernière fois. Plutôt que d’y aller par la porte d’entrée, je décide de le contourner : je repère un escalier, je le prends et découvre un module Hors-Les-Murs. Je vous avoue que je croyais que c’était ça le clou de l’exposition, mais non en fait, haha. J’en ressors et continue vers les quais de la Seine. En retrait du Palais de Tokyo, des jeunes skate-boarders imberbes font étalage de leur art mais vu qu’aucun ne voulait se casser la gueule devant mon objectif, j’ai abandonné et monté les escaliers vers la terrasse du Palais.

J’entre finalement dans le Palais de Tokyo et après moultes réflexions, je me jette à l’eau, le prix est plutôt attractif et je fais la queue derrière deux anglaises, pressées et intriguées de voir les différentes expositions. Mon tour passé, j’entre et j’arrive devant la première pièce, celle des cauchemars.

Effrayé sans doute, je n’ai pas pensé à prendre des photos. Pour les suivantes, pas trop de problèmes à en prendre. Pêle-mêle, il y avait un éléphant sur sa trompe, des Dark Vadors très silencieux en pagaille, un dépotoir dont l’artiste tentait de justifier l’art sublime de son oeuvre (bonne chance …) et le meilleur pour la fin était sans aucun doute le fusil à canettes de bières. Une quinzaine de canettes de bières en guise de munitions dans un engin qui les tirait en moyenne toutes les 15 minutes contre une grosse plaque métallique.

C’est notamment en ayant entendu une déflagration et les visiteurs sursauter que je l’ai remarqué. En quête de détails, je demandais à un responsable du Palais de Tokyo pas loin de quoi il s’agissait et si ça allait tirer bientôt. Il me répondit artistiquement que l’objet se rechargeait automatiquement mais qu’il n’avait pas de minuterie. Pour lui, le principe était qu’une fois que les visiteurs avaient entendu du bruit, il savait qu’ils allaient être accrochés et attendre le prochain tir, qu’ils aient à attendre 5 minutes ou 30 minutes, au mépris du danger que ça pouvait représenter de tirer une canette de bière à une telle vitesse contre une paroi métallique, avec le risque de peut être se prendre quelques tessons de verre. Dans la pratique, c’est peu probable mais les visiteurs avaient l’air d’aimer se sentir en danger et approchaient, plus ou moins confiants, de la machine infernale.

Au final donc, une visite assez sympatique d’un endroit à la mode et dont on entend beaucoup parler. A côté, le musée d’art moderne paraissaient bien plus terne, même si la fresque que tout le monde pouvait visiter et admirer était bien réalisée. Trop classique tout de même.

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