Cela faisait déjà quelques semaines depuis mon dernier rêve. Je suis même sûr que vous deviez être inquiets pour moi. Ou pas. Quoi qu’il en soit, je ne peux m’empêcher de le faire partager, tellement le rêve est encore présent en mémoire.
Cela commence dans un bus fictif. Je suis au Relais Bus de Colomiers et je vais direct au terminus, appelé Plaine Basso Cambo. J’entre, je poinçonne et je rencontre Mawussi et une copine. Je les salue et je pars m’installer à l’arrière du bus. Devant moi, un mec qui fume et son gamin. Le gosse lui chippe littéralement la cigarette et commence à la fumer. Il devait même pas avoir 8 ans ! Les personnes autour de moi sont choquées. Elles sont totalement dans leur droit. Le père le sent, commence à râler et déclare : “Hey, je préfère le faire fumer que de lui mettre une arme à feu dans la main et lui apprendre à tirer”. Belle philosophie. Personne n’aura compris cet argument.
A partir de là, les choses se corsent et le rêve devient glauque : les passagers du bus (sauf Mawussi et la copine) sont téléportés chez moi, dans le bureau de ma petite soeur. Au niveau de l’arrangement de la chambre, rien à voir avec le bazar artistique qui y règne en réalité. La chambre est presque vide et l’armoire remplie de livres et bouquins en tous genres qui sépare le salon de la chambre n’existe plus.
Mais reprenons le rêve : comme pour répondre à la remarque du père, une mémé apparaît dans la chambre et nous prend tous en otage. Le gosse, le précoce fumeur, sort une arme en plastique. Pour éviter qu’il se fasse tuer inutilement, je prends son arme en plastique et fais signe à la mémé. Elle semble la plus apeurée de nous tous. A la vue de l’arme, elle fond comme si elle était faite de sable, comme si sa réaction illustrait la peur. Toutefois, elle reprend vite les choses en main et commence à tuer quelques personnes.
Elle tue une quatrième personne. Là, le rêve devient gore, exagéremment gore. Elle tire la balle au niveau du sommet du crâne puis le renverse sur le côté. Le sang se laisse échapper de la plaie béante et coule à flot, comme si on avait ouvert les vannes. Terrifiés, nous regardons l’homme se vider de son sang. Ca n’en finissait plus.
Après ça, la vieille alla dans la salon. A ma droite, au sol, se trouvait un grand marteau. Ni une, ni deux, je m’arme de mon courage, décidé à lui faire face. M’ayant vu au dernier moment, elle lâche son arme et pointe vers moi une éspèce de torche, projetant devant elle des flammes à une faible distance. C’était sans compter sur le marteau “magique”. Il absorbait littéralement les flammes ! Bientôt, la mémé n’eut plus de carburant pour sa “torche” et je lui mis un grand coup de marteau sur la tête.
En général, dans les rêves, quand l’envie te prend de courir, tu fais toujours du surplace, ou tu cours très lentement, plus lentement que si tu marchais. En tout cas, dans tous mes rêves. Même chose quand je me bats ou que je porte des coups. Cela se fait soit au ralenti, tellement que la personne qui prend le coup ne peut pas le ressentir. Ce rêve ne fait pas exception à la règle. J’eus beau lui asséner des coups, cela n’avait pas d’effets visibles sur la petite vieille. Je continuai donc à lui asséner de “grands” coups de marteau, assez pour la distraire et la faire se replier dans la cuisine. Acculée à la table, je lui mets quelques coups de marteau supplémentaires, qui, enfin, commencent à faire effet. J’appelle à l’aide car elle veut décidemment pas crever et c’est là que le réveil sonne.